Un sauvetage ardu

Article de nouvelles / Le 14 septembre 2020

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Par Sara White

« Il faut ce qu’il faut! » constate le caporal-chef Dylan Weller.

Le sergent André Hotton et lui, tous les deux techniciens en recherche et en sauvetage (Tech SAR) du 413e Escadron de transport et de sauvetage de l’ARC, à la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle‑Écosse, espéraient avoir manqué une partie des échanges brouillés dont ils avaient saisi des bribes à l’aide d’une radio de pompier, notamment les mots « pas » et « hélicoptère », et que c’était peut-être « Pas de problème… on vous envoie un hélicoptère ».

Les deux militaires se trouvaient loin dans les bois, dans le Parc national Fundy, au Nouveau-Brunswick, le 19 août 2018, où un hélicoptère CH-149 Cormorant les avait déposés au moyen d’un treuil vers 18 h pour aider un randonneur blessé. Il y avait sur place un ambulancier paramédical qui était intervenu après que l’amie de ce randonneur soit ressortie du bois pour dénicher une bande de réception cellulaire et appeler à l’aide. Envisageant de procéder à une évacuation par hélitreuillage, les Tech SAR avaient porté leur matériel et un brancard-panier depuis une barre sableuse distante de quelque 600 mètres.

En quelques minutes à peine, les Tech SAR et l’infirmier paramédical avaient atteint l’homme, qui avait fait une chute vers 15 h et s’était apparemment cassé la jambe, et l’avaient bien sanglé dans le brancard-panier. Quelques employés de Parcs Canada et pompiers volontaires avaient aussi depuis rallié les lieux à pied. Mais l’hélicoptère a éprouvé un problème technique et l’équipage a dû partir pour le faire réparer.

En l’absence de réception cellulaire, l’équipage de l’hélicoptère ne pouvait joindre les intervenants au sol pour leur dire qu’il y aurait un retard pouvant atteindre six heures. Après 45 minutes d’attente et après avoir essayé de se renseigner en s’aidant de leurs radios peu fiables et au son difficile à interpréter, le sergent Hotton a marché sur le sentier pour obtenir une mise à jour.

« Nous avons alors su que nous n’avions pas d’autre choix que de transporter le patient », explique le caporal-chef Weller. « Il n’était pas mal en point, il n’avait pas froid, mais il souffrait. »

Donc, vers 20 h 30, à la nuit tombante, la demi-douzaine d’intervenants se sont préparés à l’évacuation. Les Tech SAR ont placé leur matériel excédentaire dans une cache pour que le personnel de Parcs Canada vienne le récupérer plus tard et se sont réparti entre eux leur matériel médical. Le brancard-panier est le dispositif le plus lourd et le plus robuste de transport des patients, mais en l’occurrence, c’était aussi le meilleur dont pouvaient disposer les sauveteurs pour mener cette opération.

« Nous devions faire en sorte qu’il reste immobile en position semi-assise », précise le caporal-chef Weller. « Le sentier est étroit et, pendant les dix premières minutes, nous n’avons pu nous y mettre qu’à quatre pour le transporter. C’était assez dur, je vous dirais. Assez lourd. Après ça, nous avons été en mesure de nous y prendre à six à la fois pour marcher en portant le brancard et pour nous relayer sans nous arrêter. Nous étions capables de le poser sans qu’il risque la chute. Un brancard ordinaire de l’armée lui aurait occasionné bien des douleurs, car il aurait fallu le poser sur chaque pierre et sur chaque racine. »

Le caporal-chef Weller a déclaré que l’équipe d’intervenants convenait parfaitement à la mission. « Et le patient était de très bonne humeur; il nous a beaucoup facilité la tâche. Il s’est chargé de nos décomptes – ‘Un, deux, levez!’ – chaque fois que nous nous sommes relayés. Les organismes participants ont tous travaillé de concert et gardé à l’esprit l'objectif. »

À mi-chemin, le groupe a rencontré quelques bénévoles en recherche et en sauvetage qui lui ont prêté main-forte. Il était minuit trente quand le caporal-chef Weller a de nouveau jeté un coup d’œil à sa montre, à l’arrière d’une ambulance en compagnie du patient, en chemin vers l’hôpital, à Moncton. « Il était épuisé, à bout de forces et souffrant, mais très reconnaissant. »

L’ambulance a déposé le patient à l’hôpital et les Tech SAR à l’aéroport, où ils ont rejoint l’équipage du Cormorant. Une équipe de réparation était venue de Greenwood, avait réparé l’hélicoptère et tout ce beau monde a pu rentrer à la base.

« J’ai essayé de trouver le sentier dans Internet pour mesurer la distance sur laquelle nous avons porté le blessé. Je sais à tout le moins que nous avons marché pendant trois heures et demie », indique le caporal-chef Weller. « Je n’avais certainement jamais fait ça auparavant, porter quelqu’un sur une distance pareille. Nous procédons toujours par hélitreuillage; il nous est peut-être arrivé de transporter quelqu’un pendant cinq ou dix minutes, pas plus, pour le sortir d’un bois ou d’un chalet. »

Sara White est rédactrice en chef de l’Aurora, journal de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse.

 


 

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