Un hommage au lieutenant-colonel d’aviation William Barker

Article de nouvelles / Le 22 novembre 2019

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Le 11 novembre 2019, l’Aviation royale canadienne a participé à la cérémonie annuelle du jour du Souvenir devant le mausolée du cimetière Mount Pleasant, à Toronto, où repose le lieutenant-colonel d’aviation William Barker, VC. Le lieutenant-général Al Meinzinger, commandant de l’Aviation royale canadienne, a pris la parole durant cette commémoration solennelle de la vie du lieutenant-colonel d’aviation Barker et de celle de tous nos soldats morts à la guerre. Voici l’allocution qu’il a prononcée.

Par le lieutenant-général Al Meinzinger
Commandant de l’Aviation royale canadienne

Je vous souhaite la bienvenue à la cérémonie d’aujourd’hui. Je veux souligner la présence de tous nos anciens combattants et leur souhaiter également la bienvenue.

Vous nous honorez de votre présence.

Je suis heureux de constater que de nombreux jeunes gens se sont joints à nous aujourd’hui.

Vous êtes une des raisons les plus importantes pour lesquelles nous nous rassemblons lors de jours comme celui-ci, afin que le flambeau du souvenir passe de nos mains aux vôtres.

Il y a 101 ans, les canons se sont tus dans les champs de bataille de l’Europe et les cloches de la paix ont retenti.

La Première Guerre mondiale, « la Grande Guerre », la « guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres », était terminée.

Au moins dix millions de soldats, de marins et d’aviateurs y ont perdu la vie et 29 millions d’autres ont été blessés, faits prisonniers ou portés disparus. Des millions de civils ont perdu la vie ou ont été blessés.

Plus de 62 000 Canadiens et Terre-Neuviens y sont morts, et des milliers d’autres ont subi des blessures physiques et psychologiques.

Vous conviendrez sans doute avec moi que ces chiffres sont presque incompréhensibles.

Il n’y a pas plus grand sacrifice que risquer sa propre vie pour sauver celle d’autrui.

Aujourd’hui, nous honorons ceux qui ont donné leur vie durant la Première Guerre mondiale, ainsi que tous ceux qui sont tombés au combat afin de protéger le Canada ou de contribuer à la paix et la sécurité dans le monde.

Aujourd’hui, nous portons le coquelicot rouge pour montrer fièrement que nous nous souvenons de ceux qui ont fait le sacrifice suprême, que nous sommes inspirés par eux, et que nous sommes toujours reconnaissants de leur contribution à la liberté et à la paix dont nous jouissons.

En tant que commandant de l’Aviation royale canadienne, j’ai le privilège de diriger des aviateurs exceptionnels qui sont dévoués au service du Canada et des Canadiens.

Nous sommes ici pour honorer la mémoire d’un de nos militaires les plus remarquables, le lieutenant-colonel d’aviation William Barker.

Né dans une cabane en rondins à Dauphin, au Manitoba, il a servi dans l’Aviation royale canadienne pendant la Première Guerre mondiale et est rentré à la maison souffrant de blessures physiques, mais aussi, je n’en doute pas, mentales.

Il s’agit du militaire le plus décoré de l’histoire du Canada, de l’Empire britannique et du Commonwealth britannique des nations. Son ami et collègue, le maréchal de l’air Billy Bishop, dit de lui qu’il était le pilote de chasse le plus impitoyable de l’histoire.

Il a reçu la Croix de Victoria, notre plus haute décoration militaire, en raison de sa bravoure au cours de la bataille qui a mis fin à son service en temps de guerre.

Lors de ce funeste jour d’automne, il a combattu une formation de 60 aéronefs au-dessus de la France. En dépit de blessures graves, il a abattu plusieurs chasseurs avant d’être lui-même abattu par l’ennemi.

La bataille aérienne s’est déroulée le 27 octobre 1918, seulement quinze jours avant la fin de la guerre.

Il était si près de rentrer à la maison sain et sauf.

Grièvement blessé, il a perdu l’usage de son coude gauche. Aujourd’hui, grâce aux avancées de la médecine, je suis certain qu’on aurait pu sauver son coude, mais il y a 100 ans, on ne pouvait rien faire. Si vous regardez attentivement les photos d’après-guerre du lieutenant-colonel d’aviation Barker, vous constaterez aisément sa blessure.

Pendant son rétablissement à l’hôpital, il a écrit les mots suivants à un collègue pilote au sujet de la Croix de Victoria qu’on lui avait remise :

« C’est bien d’avoir la Croix de Victoria, mais, crois-moi quandje te dis que je les mettrais toutes au feu pour pouvoir retrouverla santé. J’ai vécu un supplice infernal. »

Malgré ses expériences éprouvantes et ses blessures, il a connu une carrière distinguée en temps de paix dans l’Aviation royale canadienne et dans l’aviation civile.

Il a commandé l’Aviation canadienne au moment où elle est devenue l’Aviation royale canadienne, en 1924.

Dans cinq ans, lorsque nous célébrerons le 100e anniversaire de l’ARC, nous célébrerons également le lieutenant-colonel d’aviation Barker. Je suis honoré d’avoir hérité du commandement de cette organisation merveilleuse de sa part.

Malgré le fait qu’il ait survécu à la guerre, William Barker n’a pas vécu vieux.

Le 12 mars 1930, l’aéronef civil qu’il pilotait lors d’un spectacle à Rockliffe, à Ottawa, s’est écrasé à côté de ce qui est maintenant le Musée canadien de l’aviation et de l’espace. Il n’avait que 35 ans.

Toronto n’avait jamais encore connu de funérailles comme les siennes; plus de 50 000 personnes se sont alignées le long du trajet du cortège funéraire.

Cependant, au fil des ans, le souvenir que nous gardons de ce héros canadien semble s'être estompé.

Je suis heureux de constater qu’on raconte de nouveau son histoire et que la ville de Toronto continue de trouver de nouvelles façons de rendre hommage à son incroyable service au Canada.

J’étais ravi d’apprendre de John Wright, membre du Conseil de l’ARC qui est à l’origine de cette initiative, qu’une statue de William Barker sera bientôt érigée ici, à Toronto.

Le comité de planification de la ville, lorsqu’il a accepté le don de la statue afin de la placer dans une zone piétonnière bien fréquentée, a présenté de façon approfondie les liens importants entre le lieutenant-colonel d’aviation Barker et Toronto.

La motion présentée est la suivante :

« Ayant l’approbation des descendants de William G. Barker, Armando Barbon, célèbre sculpteur canadien, a fabriqué une statue de bronze.

Statue unique, elle représente Barker dans son uniforme de l’Aviation canadienne à l’époque de sa nomination à titre de premier commandant de l’Aviation royale canadienne. » [traduction]

Je tiens à féliciter tous ceux et toutes celles qui ont participé à la réalisation de cette statue.

Cette statue témoignera du service extraordinaire du lieutenant-colonel d’aviation Barker, tout comme le monument que vous voyez ici devant vous, dévoilé en 2011.

Depuis, nous avons tenu une cérémonie du jour du Souvenir ici tous les ans afin de lui rendre hommage et de rendre hommage à tous ceux qui ont servi dans l’ARC au fil du temps.

De plus, en 2017, lorsque nous avons reçu nos nouveaux drapeaux consacrés, des étendards militaires uniques en leur genre, nous avons exposé nos anciens drapeaux consacrés au Centre Air Canada, ici, à Toronto.

La plaque qui accompagne les drapeaux consacrés, que les passants et les détenteurs de billets peuvent admirer, souligne le lien étroit entre Toronto et William Barker, y compris le fait qu’il a été le premier président de la mouture moderne de l’équipe de hockey des Maple Leafs.

Je me réjouis de dire qu’il y a eu de nombreux autres événements visant à honorer le lieutenant-colonel d’aviation Barker un peu partout au Canada au cours de la dernière année. L’École d’études aérospatiales des Forces canadiennes de Winnipeg, qui forme environ 2 000 membres du personnel de l’ARC tous les ans, est devenue le Collège de l’aérospatiale Lcol avn William G. Barker VC. On a procédé au dévoilement d’une statue du lieutenant-colonel d’aviation Barker au Musée national de la Force aérienne du Canada à Trenton, en Ontario, en plus de consacrer au militaire un timbre de la série « Canadiens en vol » de Postes Canada, qui célèbre les pionniers de l’aviation au Canada.

J’espère qu’un jour le nom de William Barker sera aussi connu que celui d’un autre de ses amis bien connu, Billy Bishop.

Notre histoire et notre patrimoine, qui suscitent la fierté, inspirent ceux d’entre nous qui servent dans l’Aviation royale canadienne.

Ils forment le ciment culturel qui nous lie tous ensemble, qui nous donne un but et qui nous guide vers l’avenir.

Ce qui est encore plus important, c’est que William Barker et les milliers d’autres personnes qui ont servi, et qui continuent de servir, dans l’ARC sont des modèles de courage, de détermination et de bravoure.

Nous devrions tous, que nous soyons militaires ou non, nous efforcer de suivre leur exemple de dévouement désintéressé à une cause supérieure.

Dans quelques instants, nous allons observer deux minutes de silence en l’honneur de ceux qui sont tombés au combat.

Nous devons nous souvenir de tous ceux qui ont servi en temps de guerre, de conflit et de paix, eux qui étaient prêts à consentir le sacrifice suprême pour notre pays, et leur rendre hommage tous les jours.

Nous remercions sincèrement tous nos anciens combattants, en particulier ceux qui sont présents ici aujourd’hui.

Vous êtes nos véritables héros.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie également d’avoir participé à la cérémonie d’aujourd’hui et de vous souvenir des sacrifices de William Barker et de tous nos braves prédécesseurs.

Nous nous souviendrons d’eux. Lest we forget.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés utilisent des systèmes de détecteurs électroniques évolués pour faire fonctionner des détecteurs aéroportés à bord des aéronefs de patrouille à long rayon d’action, des hélicoptères maritimes et des véhicules aériens sans pilote.

Ils détectent les sous-marins et en font le suivi, ils offrent un soutien aux opérations de recherche et de sauvetage et aux opérations médicales et aident les autres ministères et agences du gouvernement à recueillir des preuves et à effectuer des patrouilles antidrogues.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Utiliser un radar, des systèmes électro-optiques et infrarouges, détecteurs d’anomalies magnétiques et de l’équipement de guerre électronique
         - Prendre des photos aériennes
         - Charger les armes aéroportées et viser avec celles-ci, et faire des recherches dans les systèmes des stocks
         - Utiliser le système de mitrailleuse héliporté
         - Utiliser les systèmes de détecteurs électroniques des véhicules aériens sans pilote
         - Communiquer avec les organismes internes et externes (forces civiles et alliées)
         - Recueillir des preuves

http://forces.ca/fr/carriere/operateur-detecteurs-electroniques-aeroportes/

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