Un exemple de courage : Henry Coyle Rath, DFC

Article de nouvelles / Le 10 juillet 2017

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Par le major Bill March

Né le 12 novembre 1898, à Hastings, en Ontario, Henry Coyle Rath est commis dans une quincaillerie de Tweed lorsqu’il se présente au bureau de recrutement du Royal Flying Corps (RFC), le 10 septembre 1917. Après avoir suivi un entraînement à Toronto, à Borden et au Texas, il s’embarque pour l’Angleterre, le 26 février 1918.

Choisi comme pilote de reconnaissance, ou pilote de chasse, le jeune Canadien apprend à piloter le Scout Experimental (SE) 5a conçu par la Royal Aircraft Factory. Cet avion de chasse biplan monoplace peut atteindre 222 km/h et est équipé d’une seule mitrailleuse Vickers de 7,7 mm tirant vers l’avant, ainsi que d’un fusil mitrailleur Lewis de 7,7 mm tirant vers le haut, installé sur l’aile supérieure. Aux commandes de cet appareil manœuvrable et robuste, Rath va devenir un as de l’aviation.

Affecté au 29e Escadron le 5 juin 1918, Rath s’habitue rapidement aux combats aériens au-dessus du front occidental. Les dernières offensives allemandes du printemps et de l’été s’achèvent, et les aviateurs alliés vont bientôt soutenir les armées alliées qui repousseront les Allemands au cours de l’été. Rath remporte sa première victoire en compagnie du capitaine Robert Holme, abattant un appareil de reconnaissance ennemi au sud-ouest de Merville, en France. Deux autres victoires suivent en juillet, puis sept autres en août. Bien que certains de ces exploits résultent de la traque prudente de cibles allemandes, Rath évolue souvent dans un escadron qui participe à des combats aériens contre un nombre comparable d’avions ennemis.

Un de ces affrontements a lieu le 14 octobre, au cours d’une patrouille de combat à laquelle participent quatre avions. Volant entre Roulers et Ingelmunster, en Belgique, les chasseurs alliés repèrent sous eux un grand nombre d’appareils de reconnaissance ennemis. Les SE 5a foncent sur les avions ennemis et en abattent cinq rapidement. Rath détruit deux Fokker D-VII allemands, ses onzième et douzième victoires.

En raison de cet exploit, ainsi que de l’ensemble de ses réalisations, le lieutenant Rath reçoit la Croix du service distingué le 8 février 1919. Malheureusement, il ne recevra jamais la médaille de son vivant. Omniprésente sur le front occidental, la mort n'est pas toujours causée par l’ennemi. Le 26 octobre 1918, au-dessus du village de Tournai, en Belgique, le lieutenant Rath entre en collision avec un autre SE 5a, piloté par le sous-lieutenant Roderic MacLean, un aviateur des États-Unis qui fait partie du même escadron. La collision se produisant à presque 3 600 mètres d’altitude, le lieutenant Rath ne survit pas à l’écrasement de son appareil. Quant à MacLean, il succombe à ses blessures le lendemain de l’accident.

Le lieutenant Henry Rath est enterré à l’annexe des Alliés du cimetière communal de Tournai, dans la province de Hainaut, en Belgique. Il avait 19 ans au moment de sa mort.

Dans l’édition du 7 février 2019 du supplément de la London Gazette, à l’inscription du lieutenant Rath, on trouve la déclaration lue le lendemain, 8 février, pendant la cérémonie de remise à titre posthume de la Croix du service distingué dans l’Aviation : [traduction] « Un combattant aérien intrépide et déterminé qui a abattu six avions ennemis. Le 14 octobre, en compagnie de trois autres pilotes, il a affronté un grand nombre d’avions de reconnaissance ennemis. Le groupe a détruit cinq des avions, dont deux abattus par le lieutenant Rath. »

The Gazette est le journal officiel du Royaume-Uni, publié quotidiennement depuis 1665.

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