Les femmes dans l’aviation : la brigadier-général Frances Allen

Article de nouvelles / Le 15 mars 2017

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Tout au long de la période qui précède la Canadian Women in Aviation Conference (conférence des Canadiennes dans l’aviation), qui aura lieu en juin, nous vous présenterons des entrevues hebdomadaires avec des dirigeantes de l’Aviation royale canadienne.

Aviation royale canadienne

Ville d’origine : Barrie, en Ontario

Groupe professionnel militaire : officière du génie des communications et électroniques (Air)

Poste actuel : Directeur général – Cyberespace

Qu’est-ce qui vous a incitée à vous enrôler dans l’Aviation royale canadienne?

Je suis devenue militaire afin de poursuivre des études. Ma mère et mon père faisaient partie de la Force aérienne, donc je connaissais le monde militaire. Mon père était pilote d’hélicoptère tactique et nous avons passé une bonne partie de notre vie dans des bases de l’Armée.

Quels sont quelques-uns des points saillants de votre carrière dans l’ARC?

Être membre de l’équipe de commandement figure parmi les points saillants de ma carrière. J’ai eu la chance d’agir à titre de commandante du Centre d'opérations des réseaux des Forces canadiennes, à la station des Forces canadiennes Leitrim, près d’Ottawa, de 2002 à 2005, de l’Escadron de soutien technique des télécommunications et des moyens aérospatiaux, à la 8e Escadre Trenton, en Ontario, de 2005 à 2008, et du Groupe des opérations d'information des Forces canadiennes, à Ottawa, de 2012 à 2014. 

J’ai représenté l’équipe de volleyball féminine des Forces armées canadiennes à titre d’athlète (de 1989 à 2004) et de chef d’équipe (de 2004 à 2008) au Conseil international du sport militaire (CISM). Je fais actuellement partie d’un comité du CISM. La possibilité de voyager et de jouer partout dans le monde a fait de ma carrière une expérience fantastique.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui songent à s’enrôler dans l’ARC?

Ne croyez pas que vous devez savoir exactement ce que vous voulez devenir. C’est en faisant des choses que vous n’aviez pas envisagé de faire que vous découvrirez ce qui vous plaît vraiment.

Même si vous ne savez pas exactement ce que vous voulez faire, ne prenez pas de décisions importantes trop tôt dans votre carrière, afin de ne pas restreindre vos possibilités avant qu’il ne soit nécessaire de la faire.

Quelles sont quelques-unes des difficultés que vous avez surmontées au cours de votre carrière dans l’ARC?

Concilier les impératifs professionnels et les obligations familiales et personnelles n’a rien de facile. Heureusement, j’ai une famille très compréhensive qui m’a toujours aidée. Mon mari, également militaire, a perdu la vie dans un accident de vol survenu pendant un exercice. Au départ, je n’arrivais pas à concevoir comment j'allais poursuivre ma carrière comme mère monoparentale, mais grâce à la souplesse de notre système, je suis parvenu à trouver une solution. À la fin, c’est ce qui m’a permis de mener une carrière dans l’ARC.   

Que pensez-vous du recrutement, de la formation et du maintien en poste des femmes dans l’ARC?

Nous devons être conscients des décisions sociales que doivent prendre les femmes et nous pencher sur celles-ci afin d’offrir des options aux femmes qui leur permettent de concilier leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

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