Eric Watts, un chef-né

Article de nouvelles / Le 11 février 2021

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En février, on célèbre le Mois de l’histoire des Noirs partout au Canada. Pour souligner l’occasion, l’ARC publie des articles au sujet de Canadiens noirs qui, durant ou après leur carrière dans l’ARC, ont accompli de grandes choses pour le Canada.

Voici l’histoire d’Eric Victor Watts.

Par le major Mathias Joost

Eric Victor Watts s’est enrôlé dans l’ARC le 10 mai 1939, mais, en principe, on aurait dû rejeter sa candidature. En effet, le conseil des ministres fédéral et l’ARC venaient, plus tôt cette année-là, d’adopter une politique sur l’enrôlement selon laquelle les recrues devaient être de « descendance européenne pure ».

Eric Watts était noir.

Toutefois, l’agent de recrutement à Calgary, en Alberta, a sans doute vu le potentiel de M. Watts, puisqu’il a décidé de l’admettre dans l’ARC malgré tout. Or, c’est une décision qui s’est révélée heureuse.

Dès le départ, M. Watts affichait les qualités naturelles d’un chef. S’étant enrôlé comme armurier, il a travaillé dans de nombreuses unités et écoles. Jouissant d’une réputation d’instructeur et de superviseur remarquable, il a gravi rapidement les échelons jusqu’au grade d’adjudant de 2e classe.

Tout au long de la guerre, l’ARC cherchait des gens qui souhaitaient faire partie d’équipages d’aéronefs. En décembre 1943, M. Watts a entrepris le processus nécessaire afin de devenir pilote, au terme duquel il a obtenu sa qualification en mars 1945. Il a ensuite travaillé comme pilote dans plusieurs écoles du pays jusqu’en 1946. À l’époque de la force aérienne intérimaire, soit de 1945 à 1947, comme l’ARC disposait d’un surplus de pilotes, M. Watts est retourné à ses fonctions d’instructeur en armement et de superviseur de sections d’armement.

Pendant ces années, il a brillé par son leadership et on a recommandé de nombreuses fois d’en faire un officier. En février 1951, un poste devenant finalement vacant, M. Watts a obtenu le grade de lieutenant d’aviation pendant qu’il suivait le cours de défense au sol de l’ARC.

En tant qu’officier, il a été instructeur ainsi que superviseur des sections d’armement à Trenton et au camp Borden, en Ontario. En novembre 1955, M. Watts a obtenu une affectation au quartier général de l’ARC, à Ottawa, en Ontario, où il a contribué aux programmes d’armement, notamment à la conception du missile Sparrow II pour l’Avro Arrow.

En août 1959, M. Watts a enfin obtenu l’affectation qu’il souhaitait, c’est-à-dire à Marville, en France, d’abord à titre de responsable de l’entretien de l’armement au 445e Escadron, puis en tant que responsable de l’armement de la 1re Escadre. Il a aidé une organisation classée dernière sur le plan de l’état de fonctionnement de ses systèmes d’armes d’aéronefs à devenir la meilleure parmi les quatre escadres de l’ARC en Europe à cet aspect. En raison de son travail remarquable, il a obtenu le titre de chef d’escadron le 1er janvier 1962. Il est rentré au Canada en juillet 1963 et a occupé des postes de direction et d’état-major jusqu’à sa retraite, en 1966.

Le fait d’être un sous-officier supérieur noir assumant les fonctions d’instructeur et de superviseur pendant la Seconde Guerre mondiale, en plus d’être tenu en haute estime par ses pairs, témoigne du leadership de M. Watts.

Même si le racisme occupait encore une grande place dans la société canadienne, M. Watts recevait constamment des éloges comme instructeur et superviseur. Tout au long de sa carrière, il a figuré parmi les meilleurs, terminant ses cours en obtenant l’une des plus hautes notes de son groupe, sinon la plus haute. Peu importe où il se trouvait, il jouissait du respect de ses subalternes et de ses pairs et était vu comme une personne agréable et très compétente. Bien qu’il ait acquis la réputation d’officier remarquable, il n’a pas pu accéder à des grades supérieurs parce qu’il n’avait pas fait d’études universitaires.

Eric Watts s’est éteint le 18 mars 1993 à Belleville, en Ontario.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les travailleurs sociaux ont comme tâche principale d’offrir des services professionnels de travail social dans un milieu militaire pour soutenir le moral, l’efficacité et la santé mentale des membres des Forces armées canadiennes (FAC). Ils s’assurent que ceux-ci reçoivent les services sociaux cliniques normalement offerts à la population civile par les organismes communautaires de santé mentale et de services sociaux.

Outre affronter les mêmes difficultés que les Canadiens, les membres des FAC et leurs familles doivent faire face au stress qu’imposent des séparations et des déménagements fréquents liés aux besoins du service. Ce stress peut engendrer des situations sociales et familiales qui nécessitent des interventions complexes en matière de travail social.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Fournir des services d’intervention clinique directement à des militaires canadiens et à des membres de leurs familles
         - Contribuer au règlement de problèmes personnels de manière à éviter des mesures relatives à la carrière
         - Consulter et conseiller des commandants et des superviseurs au sujet des problèmes personnels de membres de leur unité
         - Seconder des officiers responsables des questions de carrière en menant des enquêtes et en rédigeant des rapports sur des problèmes personnels
         - Offrir des programmes de prévention et de réadaptation dans les domaines suivants :
                   - Stress lié au pré-déploiement et au post-déploiement
                   - Suicide
                   - Violence familiale

http://forces.ca/fr/carriere/travail-social/

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